Création d’emplois : les jeunes voient l’avenir en vert

Les jeunes croient en de jours meilleurs. Pour eux, la lutte contre le réchauffement climatique est porteuse d’emplois et de rebond économique. C’est ce que révèle l’étude « Scénario Paris 2015 ».

Ils ont grandi avec la crise. Ils ont vu l’environnement se dégrader. On leur a annoncé des jours sombres. Et pourtant, les jeunes de la génération Y sont optimistes. Ils pensent même que la lutte contre le réchauffement climatique, qui est sur toutes les lèvres depuis l’ouverture de la COP21, peut être une chance pour leur carrière. C’est ce que révèle l’étude « Scénario Paris 2015 » qui donne la parole à 6 000 jeunes de 12 pays*, âgés de 18 à 29 ans, sur leur perception du lien entre climat et emploi.

Si presque tous les répondants (94 %) déclarent avoir observé une dégradation de l’environnement depuis leur enfance, ils sont 84 % à penser qu’il est possible de combiner développement économique et protection de l’environnement. Les transformations des modes de vie sont perçues comme une opportunité pour le développement social (à 60 %) et la grande majorité imagine même qu’elles s’accompagneront de créations de nouveaux emplois (à 83 %).

 

Une chance pour les entreprises vertes

Que de bonnes nouvelles pour les recruteurs. Ils vont se retrouver dans les années à venir avec un vivier de jeunes fraîchement débarqués dans le monde du travail (600 millions en 2025 selon l’ONU), hyper motivés. Mais attention au revers de la médaille : près de la moitié de cette génération compte bien choisir son futur employeur en fonction de son engagement. Ils sont en effet 44 % à vouloir avoir la possibilité d’agir pour le climat dans leur activité.

Employeurs comme salariés ont en effet plutôt intérêt à se tourner vers l’économie verte. Selon différents rapports, la filière serait créatrice de nouveaux emplois, notamment chez les cadres et ingénieurs spécialisés en matériaux, en isolation, ou encore chez les analystes en data. Cependant, tout est loin d’être aussi rose que le pensent ces jeunes optimistes. Selon Frédéric Gonand, économiste et professeur à l’Université Paris-Dauphine, les postes créés vont l’être au dépend d’autres postes. « Comme si on déshabillait Pierre pour habiller Paul », explique-t-il. Alors, oui, les jeunes peuvent être optimistes, à condition de bien s’orienter, car il n’y aura pas de la place pour tout le monde.

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